Saint-Simon : l’utopie ou La raison en actes PDF

Comme solution, il proposa de réorganiser la société en phalanges, ou communes organisées, de 1800 personnes vivant sous un même toit, comme dans un hôtel ultra-moderne.


ISBN: 2228894338.

Nom des pages: 294.

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Quand on évoque le nom de Saint-Simon, c’est généralement au mémorialiste de Louis XIV que l’on pense, et non au penseur utopiste des débuts de l’ère industrielle, Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825). La vie mouvementée de ce dernier, digne d’un roman, n’a pourtant rien à envier à celle de son illustre parent. Chez lui, il n’est point question d’intrigues de cour, mais de voyages, de spéculations gigantesques, tant commerciales que scientifiques ou intellectuelles, et de projets établis pour le bonheur de l’humanité. Prenant modèle sur Charlemagne, son ancêtre supposé, il se voit comme le prophète des temps nouveaux. Personnage paradoxal et insaisissable, parfois durement jugé par ses biographes, Saint-Simon reste guidé toute sa vie par cet idéal grandiose du bien public, même s’il remodèle inlassablement les moyens d’y parvenir, épousant la conjoncture du moment. Il est vrai que l’époque est riche en bouleversements.
Né sous l’Ancien Régime, cet aristocrate picard traverse avec enthousiasme la Révolution, où il prend part à la guerre d’Indépendance américaine et abandonne son titre de noblesse pour adopter le nom de « citoyen Bonhomme ». Devenu aventurier et brasseur d’affaires, il est toutefois rattrapé par la Terreur, qui le jette au cachot. A sa sortie, il se découvre philosophe, s’initie aux sciences et tient salon sous le Directoire. Ambitionnant de ressusciter la démarche de l’Encyclopédie, il sollicite sous le Consulat de Madame de Staël, qu’il envisage un temps d’épouser, puis Napoléon, qui ne l’écoute guère. Ruiné, vivant de la générosité d’un ancien domestique, il passe une période difficile sous l’Empire avant de connaître son heure de gloire à la Restauration, où il gagne des galons de publiciste, d’agitateur politique et de réformateur social. Financé par la bourgeoisie libérale, il fonde un corps d’idées original – l’industrialisme – avant de se retrouver à nouveau seul. Après une tentative de suicide, où il perd un oeil, il voit enfin à la fin de sa vie un noyau de fidèles se constituer autour de lui. Ces saint-simoniens, au nombre desquels les brillants disciples Auguste Comte, Augustin Thierry ou Prosper l’Enfantin, contribuent toutefois par leurs excès à brouiller l’image de leur maître. Certains historiens voient en lui un illuminé ou un savant de pacotille, d’autres un messie ou un nouveau Descartes. Marx et Engels le qualifient de « socialiste utopique », avant qu’on ne l’appréhende, dans les années 70, comme le défenseur du capitalisme. Alors qui est exactement Saint-Simon ? C’est ce qu’Olivier Pétré-Grenouilleau, historien rigoureux qui n’hésite pas à faire table rase des clichés, a tenté d’éclaircir en étudiant de front sa vie et son oeuvre, seule méthode à ses yeux permettant de trouver la logique du personnage. Il en émerge l’image d’un réformateur social, soucieux de concilier l’esprit des Lumières avec les transformations de l’ère industrielle, initiateur en son temps d’un pacte fédératif européen, et d’un écrivain percutant qu’on gagnerait à relire aujourd’hui. Dans ce monde matérialiste et bardé de certitudes qui est le nôtre, l’utopie n’est- elle pas en effet plus que jamais nécessaire ?

Cette biographie vient à point nommé s’inscrire dans un mouvement de réhabilitation de l’utopie, récemment remise au goût du jour par le dernier salon d’histoire de Blois (« Les utopies, moteurs de l’histoire ? » oct. 2000), l’exposition que lui a consacrée la Bibliothèque nationale l’année dernière (« Utopies », 2000), ou même le dernier festival de Saint-Malo (« Utopies », mai 2000).
Olivier Pétré-Grenouilleau s’est fait un nom dans le domaine de l’histoire sociale et économique en se penchant sur le milieu négrier nantais du XVIIIe au XXe siècle, et le problème de la traite des Noirs et le commerce maritime français, auxquels il a consacré plusieurs ouvrages remarqués (P.U.F. et Belin, 1997, Hachette, 1998). Humaniste, il se passionne pour les grandes causes humanitaires, en particulier celle de l’esclavage, ainsi que pour le mouvement des idées au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bretagne-Sud (Lorient), il est détaché depuis 1999 à l’Institut universitaire de France.

Il y a parfois une implication que la typologie biblique, les concepts théologiques, et le vocabulaire du sacré, du divin et du transcendant étaient simplement un vernis religieux sur les concepts séculaires, un outil pour convaincre le pieux prolétariat d’une cause radicale. Par exemple, prédire prématurément la disparition de l’utopie d’une génération. La «liberté de propriété» des chaînes féodales, maintenant véritablement accomplie, se révéla être, pour les petits capitalistes et les petits propriétaires, la liberté de vendre leur petite propriété, écrasée sous la concurrence écrasante des grands capitalistes et des propriétaires terriens, à ces grands propriétaires. les seigneurs, et ainsi, en ce qui concerne les petits capitalistes et les paysans propriétaires, devenaient «libres de la propriété».

Esthétiquement, on peut préférer les futuristes noirs. Considérez Sorosis, un club privé de femmes fondé en 1868 par Jane Croly pour les femmes qui se sont vu refuser l’entrée dans les clubs masculins professionnels. Les personnes âgées ont été traitées avec respect – quelque chose qu’elles n’ont jamais eu aux États-Unis. Le socialisme était l’état désirable et lui et Marx n’ont jamais perdu l’impulsion humaniste et éthique qui a inspiré leur travail à cette fin, mais la direction éthique ne suffisait pas, il devait y avoir une base adéquate.